Les techniques de photomontage surréalistes combinent les visages de deux chats avec des bâtiments modernes de grande hauteur photographiés d'une perspective dramatique en contreplongée. La composition crée un contraste troublant et onirique entre les formes organiques et architecturales, caractéristique des traditions du collage dadaïste et surréaliste. Les valeurs tonales à fort contraste et l'éclairage clair-obscur accentuent la géométrie graphique des bâtiments par rapport à la fourrure douce et texturée des caractéristiques félines surdimensionnées. Le cadrage vertical désorientant et la perspective forcée génèrent une sensation de vertige et d'aliénation urbaine, tandis que les grands yeux écarquillés des chats introduisent un élément d'anthropomorphisme troublant. Le traitement photographique granuleux et à fort contraste suggère une manipulation en chambre noire du milieu du XXe siècle ou une émulation numérique contemporaine de l'esthétique du collage analogique.